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"Entre ici, Joséphine Baker"

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Mercredi 1er décembre 2021. Hier, le public s'est réuni autour du Panthéon pour rendre hommage à Joséphine Baker.

C'est non sans émotion qu'il a vu les Grandes Portes s'ouvrir pour laisser entrer cette illustre pensionnaire, sur l'air de "In Nomine Lucis", de Pascal Dusapin, créée pour la Panthéonisation de Maurice Genevoix, soldat de la Grande Guerre, le 20 novembre 2020.



le cénotaphe de Joséphine Baker porté le long de la rue Soufflot (DR)


Née en 1906, dans le Missouri, Joséphine Baker a tout connu : la ségrégation, le racisme, la pauvreté, et même la maltraitance.

C'est dans la danse que, dès son enfance, elle trouve refuge. Une danse bien à elle qui, à 19 ans, lui permettra de rencontrer le succès, et la France, avec laquelle elle vivra un amour réciproque.


1939 : La Seconde Guerre Mondiale éclate.

À cet instant, Joséphine Baker se dit prête à donner sa vie pour ce pays. L'armée peut disposer d'elle comme ils le souhaitent, déclare-t-elle.

C'est donc tout naturellement qu'elle s'engage en tant qu'espionne, puis, dans la Résistance.

Autre preuve de patriotisme : pour financer cette Résistance, Madame Baker n'hésite pas à vendre une petite croix de Lorraine en or reçue du Général de Gaulle. Et, par la suite, son domaine des Milandes (Dordogne) devint un refuge pour juifs et Résistants : du chemin de ronde aux caves, tout est bon pour dissimuler armes et personnes.

Puis, à peine décorée au sortir de la guerre, qu'elle se lance dans un combat pour la Fraternité et l'antiracisme. Et c'est à cette fin qu'elle constitua ce qu'elle appelait sa "tribu arc-en-ciel", en adoptant 12 enfants, de toutes origines.

Et sa lutte contre le racisme la mènera à s'exprimer lors du célèbre discours de Martin Luther King, "I have a dream" (J'ai un rêve), en 1963.

Celle qui...

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Publié le 15 décembre 2021
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